la Dorsale Nord, plus important projet énergétique au Burkina Faso

Le mardi 12 mars 2019, au matin, s’est déroulée la signature de conventions entre le Gouvernement burkinabè et l’Agence française de développement (AFD) pour le financement de deux projets : Projet régional d’interconnexion électrique « Dorsale Nord » et Projet d’agriculture contractuelle et transition écologique (PACTE).

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Le mardi 12 mars 2019, en présence de son Excellence M. Xavier Lapeyre De Cabanes, Ambassadeur de France au Burkina Faso et de Monsieur Beaumond Hans-Christian, Représentant la délégation de l’Union Européenne au Burkina Faso, Monsieur Lassané Kaboré, Ministre de l’Économie, des finances et du développement et Monsieur Tanguy Denieul, Directeur de l’Agence Française de Développement (AFD) ont procédé à la signature de trois conventions de financement d’un montant total de 58 millions d’euros, soit environ 38 milliards de F CFA.

Les trois conventions signées sont relatives à deux projets de développement, inscrits dans la matrice des investissements structurants du Plan national de développement économique et social (PNDES), adopté en 2016 par le Gouvernement burkinabé. Il s’agit (i) du Projet régional d’interconnexion électrique « Dorsale Nord » et (ii) du Projet d’agriculture contractuelle et transition écologique (PACTE).

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1. Conventions relatives au projet « Dorsale nord »

Il s’agit des deux premières conventions signées qui concernent un engagement financier 45 millions d’euros soit environ 30 milliards de FCFA de la France et de l’Union Européenne d’une part, sous forme de prêt d’un montant de 30 millions d’euros, soit 19,68 milliards de FCFA et d’autre part, sous forme de subvention d’un montant de 15 millions d’euros, soit 9,84 milliards de F CFA.

Le projet « Dorsale nord » s’inscrit dans le cadre du système d’Echange d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA), en anglais West African Power Pool (WAPP) dont le coût global à l’échelle régionale est estimé à près de 600 millions d’euros. A l’échelle régionale, le projet prévoit la construction de 880 km de lignes Très Haute Tension de Birnin Kebi au Nigéria à Ouagadougou au Burkina Faso en passant par Niamey (Niger) avec une bretelle de raccordement au réseau béninois (Malanville). Il permettra, de couvrir une partie des besoins en électricité du Burkina Faso et du Niger à partir de l’énergie peu émissive en CO2 produite au Nigéria.

Le coût total du projet pour le Burkina Faso est d’environ 260 millions d’euros (41% du coût régional). Les financements seront apportés par la Banque mondiale (153 millions d’euros), la Banque Africaine de Développement (59 millions d’euros), l’AFD (30 millions d’euros), l’Union européenne (15 millions d’euros) et l’Etat burkinabè (3,2 millions d’euros). Le projet prévoit les réalisations suivantes au Burkina Faso :

la construction de 381 km de ligne de très haute tension (330 kV et 24km de ligne 225 kV) pour (i) relier la frontière nigérienne au poste de transformation de Ouaga-Est et (ii) assurer la liaison Ouaga-Est, Ouaga Sud-Est et le raccordement à la ligne Ouaga-Bolgatanga ;

la construction des postes de Ouaga-Est et Sud-Est pour renforcer les infrastructures de transport autour de Ouagadougou, dont l’intérêt dépasse le simple cadre du projet Dorsale Nord ;

L’électrification rurale au profit des villages de 500 à 2 500 habitants situés sur une bande de 10 km entourant le tracé de la ligne. Cela représenterait 150 localités et 100 000 habitants au Burkina Faso.

Ces réalisations permettront au Burkina Faso le projet permettra d’importer 150 MW en sus de la production locale, dès 2022 à un prix estimé très inférieur (plus de 50%) au coût de production local actuel.

Le projet « Dorsale Nord » répond aux choix stratégiques du Gouvernement de promouvoir le mix énergétique en s’appuyant sur les importations, à travers les interconnexions régionales, et sur les énergies renouvelables. En termes de coût d’investissement, la Dorsale Nord est le plus important projet dans le secteur de l’énergie au Burkina pour les cinq prochaines années.

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2. Convention relative au Projet d’agriculture contractuelle et transition écologique (PACTE)

Il s’agit d’une subvention d’un montant de 13 millions d’euros soit 8,56 milliards de F CFA. Ce financement est issu d’une délégation de fonds octroyée par l’Union Européenne à l’AFD, dans le cadre du projet de développement de la valeur ajoutée des filières agricoles (VAFA). Il vient en compléments des financements déjà octroyés en mars 2018 par les deux institutions à hauteur de 38 millions d’euros (25 milliards de FCFA).

L’objectif global du PACTE est de promouvoir la croissance et la diversification de l’offre de produits transformés de qualité, de la part des opérateurs des filières agricoles et répondre ainsi aux besoins et exigences des marchés nationaux, régionaux et internationaux. Il s’agit de promouvoir le développement de l’agriculture contractuelle, l’intensification agro-écologique et la professionnalisation des acteurs.

Le projet facilitera l’installation des investisseurs privés dans l’agro-industrie à travers :
• une meilleure structuration et professionnalisation des producteurs ;
• un renforcement des liens économiques entre les acteurs de la filière ;
• la transmission des futures innovations agricoles.

Les ressources seront utilisées à travers un appel à projets qui sera lancé au cours de l’année 2019, pour sélectionner les projets des opérateurs et des filières agricoles.

Le PACTE s’inscrit dans l’objectif stratégique 3.1 du PNDES « développer un secteur agro-sylvo-pastoral, faunique et halieutique productif et résilient, davantage orienté vers le marché » et contribuera à la réalisation de l’Effet attendu 3.1.1 « le secteur primaire contribue à la sécurité alimentaire, à l’emploi décent, à l’approvisionnement de l’agro-industrie nationale et est respectueux des principes de développement durable ».

Dernière modification : 12/03/2019

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