Mission de Coopération de Défense

La mission de coopération de Défense

La France entretient une coopération bilatérale de défense structurée et ininterrompue depuis l’accession à l’indépendance du territoire de la Haute Volta en 1960. Son action s’exerce vers des secteurs concourant à la consolidation de l’Etat de droit et elle bénéficie du soutien des Eléments Français au Sénégal pour certaines formations spécifiques (bataillon burkinabè de la force conjointe du G5 depuis 2017).

Sous les ordres de l’attaché de défense, le lieutenant-colonel des Troupes de Marine Dominique Chanson, la mission de coopération de défense comprend sept militaires de l’Armée de Terre et de l’Armée de l’Air, la plupart détachés auprès des Forces Armées Nationales burkinabè. Le montant de l’aide directe octroyée au Burkina Faso par la Direction de la Coopération de Sécurité et de Défense (DCSD) française s’élève à environ 4 millions d’euros (2 623 millions FCFA) annuels.

La mission de coopération de défense anime 4 projets : formation des personnels et gestion des RH auprès de l’état-major général des Armées, logistique et maintenance des matériels au sein l’Institut Supérieur de Logistique de Ouagadougou (ISLO), et la formation technique et opérationnelle des personnels de l’armée de l’air.

Le projet formation

Initialement structuré autour de deux pôles (État-major général des armées et commandement des écoles de formation), ce projet s’est recentré en 2017 autour de la formation dite des « élites » par un appui permanent à la formation et à la sélection des futurs chefs des forces armées nationales (concours de l’école de guerre et de l’école d’état-major).

Ce projet poursuit toutefois la formation du personnel de l’armée de terre burkinabé par la mise en place de formations individuelles et collectives, sur demande du partenaire ou sur proposition du chef de projet. Ce dernier s’appuie pour cela sur les militaires des éléments français au Sénégal. Entre 200 et 300 soldats des FAN sont ainsi instruits chaque année.

Gestion des ressources humaines

Alors que les forces armées nationales (FAN) relèvent le défi de projeter trois bataillons (MINUSMA et G5) au profit du maintien de la paix en Afrique tout en assumant les nombreuses missions de sécurité intérieure, la gestion des ressources humaines demeure au centre des préoccupations du Ministère de la défense.
L’action conjointe du conseiller militaire et de ses partenaires vise à consolider la chaine RH et à la rendre plus efficace au service de l’opérationnel :

  • définir les caractéristiques du modèle d’armée (rédiger les tableaux d’effectifs)
  • recruter des spécialistes RH et leur apporter une formation complémentaire
  • définir une politique générale de gestion des ressources humaines par compétences (réalisation des plans de recrutement et des plans de formation par spécialité)

École militaire et formation

L’Institut Supérieur de Logistique de Ouagadougou (ISLO) créé le 22 mai 2017 dans l’enceinte du camp Guillaume Ouédraogo, en remplacement de l’Ecole Militaire Technique de Ouagadougou (EMTO), l’ISLO est la seule école nationale à vocation régionale (ENVR) de la région dédiée à la formation des spécialistes, militaires et civils, de la logistique et de la maintenance des matériels de 22 pays d’Afrique.

Appui à la 3ème dimension

Créé au mois d’août 2013, ce projet vise à apporter une expertise dans le domaine de la 3ème dimension au profit de l’Armée de l’Air burkinabè en termes de sécurité, de préparation des vols et d’emploi opérationnel des appareils lors des missions d’observation aérienne. Le coopérant partage son expertise dans les domaines tactiques relatifs au guidage aérien, aux techniques de reconnaissance aérienne et au traitement d’image.

Dernière modification : 26/03/2019

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