Mission de Coopération de Défense

La France entretient une coopération militaire structurée et ininterrompue depuis l’accession à l’indépendance du territoire de la Haute Volta en 1960. Son action s’exerce vers des secteurs concourant à la consolidation de l’État de droit et elle bénéficie du soutien des Éléments Français au Sénégal, dans le cadre de la montée en puissance de la force conjointe du G5 SAHEL (FC-G5 SAHEL) à laquelle appartient le Burkina Faso.

Sous les ordres de l’attaché de défense, le lieutenant-colonel des Troupes de Marine Dominique CHANSON, la mission de coopération de défense comprend huit militaires de l’Armée de Terre et de l’Armée de l’Air, la plupart détachés auprès des Forces Armées nationales burkinabè. Le montant de l’aide directe octroyée au Burkina Faso par la Direction de la Coopération de Sécurité et de Défense française s’élève à environ 3 millions d’euros (2 milliards de FCFA).

La mission de coopération et de Défense se structure en quatre secteurs : L’institut supérieur de la logistique de Ouagadougou (ISLO), la formation du personnel de l’armée de terre et l’appui au déploiement de la force conjointe du G5 SAHEL ; la gestion des ressources humaines et l’appui à l’armée de l’air burkinabè.

Ecole militaire, formation et liaison opérationnelle.

L’institut supérieur de la logistique de Ouagadougou (ISLO). Ouverte en janvier 2000 dans l’enceinte du camp Guillaume Ouédraogo, l’ISLO est la seule école nationale à vocation régionale (ENVR) de la région dédiée à la formation des spécialistes de la logistique et de la maintenance des matériels de 22 pays d’Afrique.
Le projet formation a pour objectif d’améliorer et d’optimiser la formation du personnel de l’armée de terre burkinabè. Ce projet s’est recentré en 2017 autour de la formation dite des « élites » par un appui à la formation des futurs cadres supérieurs des forces armées nationales (concours de l’école de guerre et de l’école d’état-major).
Il englobe également la mise en formation des cadres burkinabés dans les différentes écoles nationales à vocation régionales (ENVR) et dans les centres de formation militaires en France. En 2016, 120 stagiaires ont bénéficié d’une formation (19 en France et 101 dans les ENVR).
La lutte contre les groupes armés terroristes au Sahel a imposé un accroissement des opérations menées par les forces armées du Burkina Faso et le déploiement d’une force conjointe du G5 SAHEL. Ceci a engendré l’élargissement des prérogatives du conseiller formation de l’état-major général des armées à la mission d’officier de liaison de l’opération « Barkhane » au sein de l’état-major.

Gestion des ressources humaines.

Les objectifs sont d’améliorer la gestion des ressources humaines au sein de l’armée burkinabè et d’accompagner la mise en place d’un continuum de la formation des cadres, en particulier des officiers, depuis la formation initiale jusqu’à l’enseignement militaire supérieur.

Appui à la 3ème dimension

L’appui à la montée en puissance de l’Armée de l’Air vise à poursuivre les efforts consentis dans le domaine de l’aviation légère d’observation (ULM TETRAS), développer et structurer les autres filières, en particulier la fonction « chasse » et favoriser la formation des officiers et sous-officiers burkinabè au sein des pôles d’excellence aéronautique régionaux tel que celui de Thiès au Sénégal.

Dernière modification : 27/09/2017

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