Matinée pour un partenariat renouvelé entre la France et le Burkina Faso

Une conférence de presse intitulé "Matinée pour un partenariat renouvelé entre la France et le Burkina Faso" a été organisée par l’ambassade de France le mardi 28 janvier 2020 à l’Institut français de Ouagadougou.

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Mesdames , Messieurs,

Vous avez pu échanger et rencontrer un certain nombre d’acteurs de ce partenariat entre le Burkina Faso et la France. Des acteurs, Burkinabè et Français, qui au quotidien travaillent ensemble à l’amélioration des conditions de vie du peuple burkinabè, vous ont présenté leurs expériences, leurs métiers, leurs domaines d’actions. Ils sont la cheville ouvrière de la relation entre le Burkina faso et la France.
Vous avez pu recueillir leurs témoignages. Ils matérialisent la réalité de notre partenariat, fruit de longues années d’étroite collaboration ainsi que d’une histoire commune et partagée, avec en tête toujours le bien public, que cela soit dans les domaines de la santé, de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement, de l’éducation, de la culture, etc.

En dépit des tensions sécuritaires qui continuent d’affecter de trop nombreuses régions, la France, au travers de l’AFD, maintient son engagement aux côtés du ministère de l’Education nationale et des collectivités territoriales pour permettre autant que possible la continuation de cette mission de service public essentielle qu’est l’éducation, à travers la réouverture des écoles actuellement fermées et l’organisation de l’enseignement aux enfants déplacés.
Pour la seule année 2019, l’AFD a signé avec ses partenaires burkinabè 2 nouvelles subventions de 15 millions d’euros, l’une concernant l’éducation, l’autre la formation professionnelle et l’emploi.

Cette action témoigne de l’engagement de la France en faveur de l’éducation au Burkina, annoncé par le Président Macron lors de sa visite à Ouagadougou en novembre 2017.

Sur le plan de l’énergie, la France considère comme une priorité le fait de lancer des grands travaux structurants qui contribueront au processus de densification du réseau électrique dans les régions du nord et de l’est du pays.
Avec la perspective du sommet Afrique France, qui aura lieu à Bordeaux en juin de cette année sur le thème de la ville durable, l’AFD est fière d’être le premier partenaire de la ville de Ouagadougou pour la soutenir dans sa vision « Ouaga 2030 », et d’en faire la première métropole décentralisée durable du territoire burkinabè.
Nous sommes accueillis ici à l’Institut français Georges Méliès de Ouagadougou (IFO), mais nous n’oublions pas l’Institut français Louis Lumière de Bobo-Dioulasso (IFB). Francophonie, culture et éducation sont les maitres mots de notre action culturelle.

En matière de sciences et d’enseignement supérieur, la France demeure la 1ère destination pour les étudiants burkinabè avec 1 700 étudiants, devant la Côte d’Ivoire (600) et les États-Unis (500). L’accroissement des mobilités vers la France des étudiants et des jeunes chercheurs burkinabè constitue la priorité de la France en matière de coopération universitaire.

L’aide multilatérale reste l’outil prioritaire dans l’appui apporté au secteur de la santé, mais le vecteur bilatéral monte en puissance.
Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, reconstitué sous l’égide de la France lors du Sommet de Lyon en octobre 2019, est le principal outil multilatéral en santé.
La France reste le 2ème contributeur historique au Fonds Mondial, avec une contribution totale de 6 milliards de dollars US depuis sa création. En 2019, le Fonds Mondial a déboursé 47 millions de dollars US pour le Burkina Faso, avec une quote-part française estimée à 4,2 millions de dollars US.
Le Burkina Faso bénéficie de la part de France d’une aide humanitaire conséquente. Ce soutien se matérialise au travers de l’aide alimentaire programmée (APP) et des programmes du PAM et de la FAO. L’aide alimentaire programmée de la France, octroyée au PAM, s’est élevée en 2018 à 1 650 000 d’euros.

En 2019, la première tranche de l’aide alimentaire programmée a été de 900 000 € (450 000 € alloués au PAM, 450 000 € à la FAO). Une seconde tranche de 700 000 €, ainsi qu’une troisième tranche de 1 000 000 €, ont également été octroyées au PAM en 2019. C’est donc un total de 2,6 millions d’euros qui ont été versés par la France pour aider les populations burkinabè les plus démunies.

La France et le Burkina Faso entretiennent près de 180 coopérations décentralisées, des relations de villes à villes ou de collectivités locales (régions, départements) entre elles, dont environ 130 sont actuellement actives.

Ces coopérations ont pour certaines une longue et riche histoire. La première coopération décentralisée remonte à 1967 ; la ville de Ouagadougou et celle de Loudun coopèrent donc depuis maintenant 53 ans. Ouagadougou compte d’autres partenariats importants (avec les agglomérations de Lyon, Grenoble et Bordeaux) qui ont permis non seulement le renforcement des capacités des équipes techniques communales, mais également le déploiement d’infrastructures.

La relation entre Bobo-Dioulasso et Châlons-en-Champagne (Marne) dure depuis plus de 50 ans également. Malgré le changement de maires et de conseils municipaux dans les différentes villes françaises et burkinabés, ces coopérations ont perduré et ont évolué de manière positive et toujours en fonction des besoins exprimés par les partenaires burkinabè.

C’est ça aussi la relation entre le Burkina Faso et la France, cette coopération décentralisée qui rapproche les peuples et qui donne chair, à hauteur de femmes et d’hommes, à ce partenariat.
Je pourrais continuer à égrener les différentes thématiques sur lesquelles nous travaillons conjointement et nous agissons, ensemble Burkinabè et Français, au Burkina, tant notre histoire que nous écrivons au temps présent est riche. Mais je préfère laisser libre cours à votre curiosité, en espérant que cette matinée aura contribué à l’aiguiser.

Je vous remercie de votre attention.

Dernière modification : 04/02/2020

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