Le Burkina Faso, à la pointe de la recherche agroécologique

Le projet AGRICORA, initié en 2016, est arrivé à son terme. Cette semaine, du 3 au 7 juin 2019, est organisée à Ouagadougou le séminaire de formation AGRICORA, qui clôt trois années de travail, de trois équipes internationales de recherches, sur trois projets au Burkina Faso. Les résultats de ces recherches seront exposés par les chercheurs lors de cette semaine de restitution.

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Le futur de l’Afrique de l’Ouest, son équilibre économique, politique et social dépendent de la capacité du secteur de l’agriculture à s’adapter pour garantir la sécurité alimentaire sous les pressions multiples comme le changement climatique et la croissance démographique.

L’objectif principal du projet AGRICORA, soutenu par la France et son Institut de recherche pour le développement (IRD), a été de contribuer à l’élaboration d’outils efficaces de gestion du risque climatique pour l’agriculture, en coconstruisant des stratégies innovantes basées sur les résultats de la recherche, avec des réseaux de chercheurs et des acteurs directement impliqués dans l’accompagnement de l’agriculture.

AGRICORA a été mis en œuvre au travers de projets de recherche et de valorisation des connaissances dans le monde rural en Afrique de l’Ouest. Ils ont été sélectionnés en 2016 au moyen d’un appel à propositions.

Ces projets ont eu pour but de produire des connaissances scientifiques dans trois thématiques prioritaires :

  • services climatiques pour l’agriculture ;
  • intensification écologique ;
  • ressources en eau pour l’agriculture.

Ils se sont appuyés sur des partenariats existants entre les chercheurs français et ouest-africains et ont favorisé une approche régionale.

AGRICORA a permis aux acteurs de l’agriculture (organisations paysannes, filières, secteur privé agricole, banque de développement agricole, fournisseurs d’intrants, services agricoles et de météorologie), dans une démarche d’apprentissage mutuel et d’échanges d’informations, de s’approprier de nouvelles connaissances et de nouveaux outils pour une meilleure prise en compte des risques climatiques dans la gestion des systèmes de production.

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AGRICORA a impliqué des instituts de recherche, des services agricoles, des agriculteurs et leur organisation dans les pays de la CEDEAO.

Au total 55 lettres d’intention ont été soumises en provenance d’équipes de 8 pays d’Afrique de l’Ouest (Niger, Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, Ghana, Nigeria, Burkina Faso, Bénin). Seuls trois projets ont été retenus. Tous ont été proposés par des équipes provenant du Burkina Faso.

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Voici les trois projets :

1. APTE-21 : Applications des Prévisions climatiques et Pratiques agricoles dans la Traduction des Évènements pluviométriques Extrêmes du 21e siècle en zones inondables.

L’objectif principal du projet APTE-21 est de traduire la forte variabilité pluviométrique intra-saisonnière en options de cultures intensives dans les ZAR. Les évènements hydrométéorologiques extrêmes, tels que les pluies intenses et les pauses pluviométriques ont été exploitées pour développer le potentiel intensif de l’exploitation familiale et minimiser l’impact négatif des risques climatiques.

WASCAL Burkina Faso, CIRAD France, LOCEAN / IRD France, ENDA-NE Niger, ANACIM Sénégal, DGM BF Burkina Faso, DDA Sénégal et Burkina Faso, LEG Sénégal et Burkina Faso, HSM/ IRD France.

2. ECO-FERT-CLM : Gestion écologique de la fertilité des sols dans les agrosystèmes de polyculture élevage pour une agriculture intelligente, face au climat.

Le projet a permis de concevoir des systèmes de polyculture-élevage plus productifs, adaptés aux changements climatiques et offrant des opportunités d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, en cherchant des voies de transition vers une intensification écologique adaptées à chaque situation étudiée par le projet.

INERA Burkina Faso, IER Mali, CIRDES Burkina Faso, université Ouaga et Bobo Burkina Faso, CIRAD Burkina Faso / Mali / Montpellier, AMEDD Mali, CCV mali / Burkina Faso, Plateforme de Yilou Burkina Faso.

3. GENERIA : Gestion des nouveaux risques et des opportunités des terres inondables pour l’agriculture africaine.

Le projet a pour objectifs d’évaluer les nouveaux risques et les opportunités liés au changement climatique pour la mise en valeur agricole des zones inondables, l’impact des politiques et les adaptations des exploitations agricoles et des communautés pour gagner en sécurité. L’ambition de ces recherches est de participer à l’orientation des politiques d’aménagement des plaines et bas-fonds inondables, et de co-construire avec les communautés rurales concernées, de nouvelles options d’adaptation.

WASCAL Burkina Faso, ISRA Sénégal, INERA Burkina Faso, SAED Sénégal, UMR G-EAU IRD Sénégal, EMiM Mali, Universités de Ouagadougou ou Bobo-Dioulasso Burkina Faso, Université Cheikh Anta Diop Sénégal, Université Gaston Berger Sénégal, AfricaRice Sénégal et Bénin, UMR GRED France, SONADER Mauritanie, OMVS Sénégal et Mauritanie, DGADI Burkina Faso, OPA Burkina Faso

Vous retrouverez sur le site de l’IRD Burkina Faso (lien ci-dessous) et en ouvrant le document joint plus de détails :

http://www.burkina-faso.ird.fr/toute-l-actualite/l-actualite/a-la-une/seminaire-de-formation-valoriser-les-resultats-de-la-recherche-3-au-7-juin-2019-ouagadougou-burkina-faso

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Dernière modification : 05/06/2019

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