La coopération décentralisée au Burkina Faso

La coopération décentralisée entre des collectivités françaises et burkinabè est très développée. Les premières coopérations décentralisées remontent à 1967, date à laquelle des liens se sont tissés entre la ville de Loudun (Vienne) et celle de Ouagadougou. D’autres jumelages ont suivi, alors essentiellement motivés par la volonté des partenaires de construire des relations fondées sur des principes de solidarité et d’amitié, concrétisés par des projets portant essentiellement sur la réalisation d’infrastructures sociales et l’envoi de matériels médicaux et scolaires.

Parallèlement, le processus de décentralisation au Burkina Faso a été amorcé avec la réforme institutionnelle de 1991. Les élections d’avril 2006 ont vu l’émergence de 302 communes qui marquent la communalisation intégrale du territoire.

Ainsi, l’action des collectivités françaises ne se limite pas à une démarche humanitaire mais prend la forme d’un véritable partenariat de territoires décliné en programmes pluriannuels de développement local, concentrés sur un nombre limité d’actions et recherchant la complémentarité avec les autres acteurs : le gouvernement burkinabè, les projets de coopération bi ou multilatéraux, les ONG et les autres collectivités.

Aujourd’hui, plus de 180 partenariats franco-burkinabè sont répertoriés. La coopération décentralisée française est le second contributeur au budget des collectivités territoriales burkinabè après l’Etat burkinabè. Cette contribution mobilise entre 5 et 10 millions d’euros par an au travers des cofinancements.

L’Ambassade de France se tient à la disposition des acteurs de la coopération décentralisée franco-burkinabé, pour les accompagner et les conseiller dans la mise en œuvre de leurs projets, parfois cofinancés ou non par le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères.

Dernière modification : 06/11/2017

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