L’Agence Française de Développement

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Le groupe Agence Française de Développement (AFD) finance des projets économiques et sociaux, portés par le secteur public comme le secteur privé : infrastructures, développement urbain et rural, éducation, appui au secteur privé, etc. Opérateur pivot de l’aide publique française, l’AFD promeut une croissance verte, durable et solidaire, la réduction de la pauvreté à travers l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD), et la préservation des biens publics mondiaux.
L’AFD octroie en moyenne une centaine de millions d’euros par an de subventions et prêts au Burkina Faso, soit environ 66 milliards de francs CFA. En 2016 a été accordé le prêt le plus important de l’AFD au Burkina Faso avec un concours de 80 M€ (53 milliards de F CFA) pour l’aménagement et le développement de la commune de Ouagadougou.

**Développement durable

Une première grande centrale photovoltaïque

L’AFD accompagne la Sonabel avec comme objectif l’augmentation de l’offre d’énergie et la baisse des coûts. Cet appui se concrétise à travers la production solaire, les interconnexions régionales et le renforcement du réseau.
La centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli financée par l’AFD et l’Union européenne sera mise en service en Novembre 2017. Les 130 000 modules photovoltaïques de la centrale produiront alors une puissance de 33 MWc et apporteront 55 GWh/an au Burkina Faso soit 5% de la consommation annuelle totale. Cette offre d’énergie supplémentaire, est par ailleurs très peu coûteuse et permettra à la Sonabel d’améliorer sa situation financière.

Par ailleurs, l’AFD accompagne, depuis le début des années 2000, la réalisation d’interconnexions électriques avec les pays voisins pour favoriser l’intégration régionale et permettre l’accès à une énergie électrique accrue et moins coûteuse. La première étape de cette stratégie fut le raccordement de Bobo-Dioulasso avec le réseau ivoirien, puis l’interconnexion entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou, mise en service en 2009. L’interconnexion entre Bolgatanga au Ghana et Ouagadougou est en cours de construction. Dès début 2018, le Burkina sera raccordé au réseau Ghanéen et bénéficiera de ses ressources importantes et bon marché.

Enfin, l’AFD finance le raccordement au réseau national interconnecté de plusieurs centres régionaux isolés. La ligne haute-tension Ouaga – Ouahigouya et les lignes moyenne-tension Kongoussi – Djibo et Kaya – Dori ont été mises en service au premier semestre 2017. En juillet 2017, Diapaga, Kantchari et Matiacoali ont été raccordées à Fada.

Etendre l’accès à l’eau et à l’assainissement

Le Burkina Faso a défini une Politique Nationale de l’Eau 2016-2030 (PNE) pour atteindre l’accès universel pour les populations à l’eau potable et à l’assainissement contenu dans les Objectifs de Développement Durable.

L’AFD finance l’approvisionnement en eau potable de Ouagadougou à partir du barrage de Ziga, pour un montant de 30 millions d’euros. Le programme consiste au doublement de la capacité de traitement et de transport de l’eau potable, et l’extension et la densification du réseau de distribution. Le programme a pour objectifs de répondre à la demande en eau potable de la population de Ouagadougou à l’horizon 2030 et d’étendre l’accès à l’eau potable dans les quartiers périphériques de la ville. Le programme s’achèvera en 2019, mais l’augmentation de capacité a pu être réalisée à la mi-2017.

De Bobo-Dioulasso à Ouagadougou, ainsi que dans six autres communes (Ouahigouya, Fada N’Gourma, Banfora, Koudougou, Boulsa et Titao), l’AFD appuie l’ONEA dans la construction et la gestion d’ouvrage d’accès à l’eau et l’assainissement, et le renforcement de ses capacités.

En milieu rural et dans les petits bourgs semi-urbains de la Région de l’Est, l’AFD finance pour un montant de 13 millions d’euros la réalisation d’une trentaine de systèmes d’adduction d’eau, le renforcement de capacités de l’administration et des collectivités locales, selon le modèle de conception-exploitation de réseaux d’adduction d’eau potable simplifiée liant, par contrat d’affermage, une collectivité territoriale à un opérateur privé, fermier professionnel agréé.

Mieux structurer la ville de Ouagadougou

L’AFD et la Commune de Ouagadougou fêtent en 2017, les 20 ans d’un partenariat fructueux ayant conduit à l’amélioration des infrastructures marchandes et de mobilité de la ville et au renforcement des capacités de la Mairie, notamment dans la gestion d’investissements de plus en plus importants.
Depuis 2014, l’appui de l’AFD se fait à travers le Projet de développement durable de Ouagadougou d’un montant de 27 millions d’euros et mis en œuvre par la Commune. Au total, 13 km de voirie ont été réhabilités (chaussée, drainage, éclairage, signalisation). En 2017, il est prévu dans le cadre de ce projet l’appui à l’entretien routier à travers l’achat d’engins, la préparation des travaux de construction / rénovation de 2 gares routières qui débuteront en 2018 et le renforcement des capacités de la Commune.

L’AFD finance une deuxième phase du Projet de développement durable de Ouagadougou, le PDDO 2 pour un montant de 80 millions d’euros, qui démarrera en 2018. Trois centralités secondaires de la ville (Tampouy, Grand Est et Katre Yaar) avec des aires d’influence estimées à plus de 1,2 millions d’habitants bénéficieront d’investissements structurants afin de rapprocher les services des populations et de limiter les besoins de déplacements vers le centre-ville. Il est notamment prévu des équipements marchands (marchés et gares routières), culturels, sociaux (110 salles de classe, renforcement des centres de santé) et l’aménagement d’espaces publics d’agrément.

Ces objectifs seront également atteints par l’aménagement de 23 km de voiries de désenclavement qui permettront d’améliorer la mobilité des Ouagalais et d’éviter le recours à l’hyper centre saturé.

L’AFD finance enfin des volets de la coopération entre Ouagadougou et le Grand Lyon, dont des appuis techniques sur la mobilité urbaine et la planification de l’occupation des sols.

Développer les territoires ruraux

Depuis 2012, l’AFD s’est nettement réengagée dans le secteur rural, à la demande de l’Etat Burkinabè, convaincu de l’impact des projets de développement local accompagnés par l’Agence dans les années 2000. L’Etat burkinabè a entériné en 2012 une politique en matière de développement rural qui confie aux collectivités territoriales la responsabilité de définir et exécuter les investissements permettant de lutter structurellement contre l’insécurité alimentaire. Il a défini les objectifs suivants, qui orientent les programmes de développement :

  • Accroitre les dépenses en faveur des investissements structurants (aménagements hydro-agricoles à faible coût) tout en intégrant la question de durabilité des infrastructures agricoles,
  • Opérationnaliser la politique nationale en matière de sécurisation foncière en milieu rural.

L’AFD déploie, dans ses financements en matière de développement rural au Burkina, une approche territoriale qui cherche à répondre aux enjeux de l’investissement durable en infrastructures de désenclavement et de production, de la décentralisation et de la sécurisation foncière. Chaque projet inclut une dimension gouvernance, visant au renforcement des compétences des structures déconcentrées et des collectivités.
Deux projets en cours d’exécution, sous maitrise d’ouvrage du Ministère de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques, illustrent cette orientation.

Le projet d’appui aux communes de l’Ouest en matière de gestion des ressources naturelles et du foncier (8 M€) soutient 15 communes des régions de la Boucle du Mouhoun et des Hauts Bassins. Il vise à opérationnaliser la loi foncière de 2009.Un fonds d’investissement est à disposition des communes pour réaliser des investissements productifs et dans le domaine de la gestion des ressources naturelles. Le projet d’appui à la sécurité alimentaire dans la région Est (34 M€) couvre toute la région de l’Est et vise à améliorer la productivité des systèmes de production dans le cadre d’une gestion durable des territoires. Il travaille pour cela sur (i) l’opérationnalisation de la loi foncière, (ii) le financement des infrastructures agricoles et d’élevage (avec un focus sur les aménagements hydroagricoles et le stockage des produits vivriers) et (iii) le renforcement de capacités des services techniques déconcentrés et des collectivités locales.

Education et formation professionnelle

Contribuer au développement des ressources humaines nationales

Historiquement, le Burkina Faso a hérité du système éducatif de la France qui l’accompagne sur ce secteur depuis l’indépendance du pays en 1960.
Partenaire privilégié des autorités, l’AFD accompagne depuis 2000, le secteur de l’éducation avec des financements cumulés de subventions de 70,24 millions d’euros entre 2000 et 2014, dont 59 millions d’euros pour l’éducation de base (primaire progressivement élargi au collège), 6,54 millions pour la formation technique et professionnelle et 4,7 millions pour l’enseignement professionnel supérieur.
Une nouvelle subvention de 9 millions d’euros accordée en 2015 complète ces appuis par des actions ciblées de renforcement de capacités du Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation.

Depuis 15 ans, les appuis de l’AFD ont contribué à des progressions d’effectifs supérieures à 10% par an et à des taux de scolarisation en hausse continue avec des résultats d’apprentissages qualitatifs, entre 2000 et 2014 :
• Au primaire, au cours de l’année scolaire 2015-2016, 86,1% des enfants d’âge scolaire allaient à l’école primaire (2,87 millions d’élèves, dont 86,4% de filles), contre seulement 46,5% en 2001 (0,94 million d’élèves, dont 41% de filles). Ainsi en 15 ans, les effectifs scolaires ont quasiment triplé.
• Au post-primaire (collège) et au secondaire (lycée), les effectifs ont quadruplé entre 2001 et 2014.
• Au supérieur, les effectifs sont passés de 33 500 étudiants en 2007 à 74 300 étudiants en 2013. Les capacités d’accueil (salles de cours, cités universitaires) ont augmenté, mais demeurent insuffisantes. L’accroissement a été plus important dans le privé (près de 18,8% par an, contre 13,1% dans le public).

Bien que la scolarisation primaire universelle ne soit pas encore atteinte au Burkina Faso, les indicateurs basiques de qualité progressent : en 2016, 58,2% des enfants entrant à l’école achevaient leur cycle primaire, contre seulement 27,4% en 2001.
En outre, les récents résultats du PASEC 2014, (programme d’analyse des systèmes éducatifs de la CONFEMEN- Conférence des ministres de l’éducation des Etats et des gouvernements de la Francophonie, cofinancé par l’AFD à travers un projet régional, a mis en place un dispositif international d’évaluation des acquis scolaires) ont montré que le Burkina Faso, en lecture et en mathématique, obtenait des résultats bien supérieurs à la moyenne des 10 pays PASEC.

Il en est de même pour les inégalités de genre : en 2016, pour chaque garçon ayant achevé les six années d’enseignement, 1,1 fille l’avait fait, alors que ce ratio était de 0,68 fille pour chaque garçon en 2001. Pour autant, des inégalités régionales subsistent et le niveau moyen des enseignements reste perfectible, comme le montrent les résultats modestes obtenus aux évaluations nationales et internationales des acquis scolaires.

La contribution durable de l’AFD au développement du secteur de l’éducation a participé à sa désignation comme entité de supervision du fonds du Partenariat Mondial pour l’Education (78.2 millions USD délégués à l’AFD en 2013, pour l’appui au PDSEB sur la période 2014-2016).

En 2016, l’AFD s’est vue de nouveau confier la supervision du futur concours PME d’un montant maximal de 33,8 millions USD délégués à l’AFD qui pourrait intervenir dès 2018.

L’appui au secteur privé : promouvoir le financement bancaire des entreprises

La contribution du secteur privé au développement économique et à la réduction de la pauvreté est unanimement reconnue. Le développement du secteur privé s’inscrit donc comme une des plus hautes priorités des autorités burkinabè.
L’AFD dispose d’une large palette d’outils pour appuyer le secteur privé, en fonction des besoins : prêts à condition de marché ou concessionnels, prises de participation, garanties partielles ARIZ pour des prêts bancaires, et de manière plus ponctuelle, de subventions. Proparco est sa filiale dédiée au financement du secteur privé. La mise en œuvre de l’ensemble de ces instruments permet la concrétisation de projets d’investissement qui structurent l’activité économique et permettent de créer des emplois.

L’AFD contribue également à créer les conditions d’émergence d’un secteur privé performant, en facilitant la bancarisation et l’accès au financement de très petites entreprises, et en contribuant à la structuration du secteur de la microfinance grâce à son appui à l’émergence de structures de microfinance spécialisées dans le développement des petites entreprises.

Dernière modification : 23/10/2017

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