Appui à la société civile

Appuis ponctuels thématiques

La collaboration avec les Organisations de la Société Civile (OCS) burkinabè se fait selon les axes clés de la coopération française au Burkina Faso : domaines de la bonne gouvernance, de la promotion de l’État de droit, lutte contre la corruption, redevabilité budgétaire, etc.

Dans le cadre de son programme d’appui au partenariat accéléré du G7 pour la transparence et la gouvernance dans les industries extractives (TGIE-G7), qui prend fin en 2017, la France apporte un important soutien aux OSC impliquées sur les questions minières, et dont les actions visent notamment l’amélioration de la transparence des revenus issus de l’activité extractive, une meilleure redistribution des recettes minières au bénéfice des communautés de base ainsi que la diffusion de bonnes pratiques socio-environnementales dans le secteur de l’orpaillage.

Des appuis au processus électoral ont été mis en place par l’Ambassade de France au Burkina Faso, et notamment un soutien aux actions de la société civile dont les actions portent sur la promotion de la participation politique des femmes aux élections, l’appui à l’organisation d’espaces de dialogue de jeunes et l’animation d’un bulletin mensuel d’information sur les élections.

Par ailleurs, à l’occasion de la COP21 à Paris, puis de la COP 22, le poste a apporté son soutien à toutes initiatives visant à la réussite et au succès de ces évènements. Dans ce sens, la société civile constitue depuis 2015 un partenaire de dialogue notamment pour des questions de plaidoyer à l’endroit des autorités nationales et de mobilisation commune des OSC en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique. De manière plus générale, des initiatives en matière de préservation de l’environnement peuvent être appuyées par la France.

De plus, la France apporte son soutien à la question du genre, et plus spécifiquement à l’amélioration des conditions de vie des femmes, notamment en termes de défense des droits d’accès à la formation et d’appui à la création d’activités génératrices de revenus.

Enfin, outre ces appuis ponctuels, la France dispose d’un fonds spécifiquement dédié aux associations burkinabè, le fonds d’appui PISCCA : Projets Innovants des Sociétés Civiles et Coalitions d’Acteurs.

Le fonds PISCCA (Projets Innovants des Sociétés Civiles et Coalitions d’Acteurs

- Qu’est-ce que le FSD ?

Par ses mécanismes proches des populations, le Fonds Social de Développement a permis, depuis sa mise en place en 1995, la réalisation d’une centaine de projets, dans les domaines de base du développement local. Sa souplesse et sa flexibilité en ont fait un instrument privilégié de l’aide française.

Le FSD a permis de financer des actions concrètes de lutte contre la pauvreté, en cohérence avec les cadres de référence de la politique économique et sociale du Burkina Faso (CSLP puis SCADD), en complémentarité avec les programmes mis en œuvre par les autres partenaires techniques et financiers intervenant dans les secteurs sociaux et le développement local. Le FSD a ainsi contribué à l’émergence d’une société civile, au renforcement de sa capacité d’initiative et de maîtrise d’ouvrage ainsi qu’à une meilleure représentation des communautés vis-à-vis des autorités.

L’enveloppe FSD 2009-2014 a été totalement consommée. Elle a permis de financer 25 sous-projets.

À partir du début de l’année 2016, les projets FSD ont céder la place aux « Projets Innovants de la Société Civile et Coalitions d’Acteurs » (PISCCA).

- Présentation du PISCCA

L’ouverture d’une nouvelle enveloppe au titre des « Projets Innovants de la Société Civile et Coalitions d’Acteurs » permet de poursuivre l’appui de la France aux initiatives des Organisations de la Société Civile (OSC) en matière de lutte contre la pauvreté, d’amélioration des conditions de vie des populations les plus défavorisées et de promotion du processus démocratique.

Cette nouvelle enveloppe, placée sous le thème « Promotion et accompagnement de la jeunesse et des femmes en faveur d’un développement durable des territoires », se propose ainsi d’articuler à la fois réponse à une demande sociale et renforcement de capacités.

Le PISCCA permet ainsi de cofinancer des petits projets innovants, pilotes, destinés à changer d’échelle, ainsi que des actions de structuration de la société civile. Outre cette volonté d’institutionnalisation de la société civile et de renforcement de capacités, trois axes d’appui sont privilégiés :
(i) l’insertion socio-professionnelle des jeunes et des femmes ;
(ii) l’amélioration des conditions de vie dans les zones d’orpaillage ;
(iii) la protection et la préservation de l’environnement au niveau local.

Les thématiques transversales du genre, de la jeunesse et de l’environnement sont largement prises en compte.

Critères d’éligibilité

À l’instar du FSD, le PISCCA s’adresse uniquement à des organismes de la société civile, d’une existence minimum de deux ans, et disposant d’une personnalité morale suivant la loi 10/92, 14 ou autres lois similaires (association, groupement, coopératives).

La nature des micro-projets susceptibles d’être financés peut être très variable, mais ceux-ci doivent être cohérents avec les actions déjà menées antérieurement par l’association. Le montant des projets soumis peut être compris entre 6 millions de FCFA et 20 millions de FCFA et leur durée d’environ 24 mois. Une participation de l’organisme porteur est attendue, égale ou supérieure à 20% du montant total du coût du projet (10% avec cofinancement). La valorisation « toute nature » (main d’œuvre, terrain, équipements) ne devra pas excéder 15% du coût du projet.

Les projets menés conjointement avec d’autres partenaires techniques et financiers, avec des ONG ou associations françaises, sont encouragés. De même, les projets portés par des coalitions d’acteurs, qui plus est innovantes, font l’objet d’une attention soutenue lors de la sélection.

Enfin, les projets sélectionnés répondent bien évidemment aux priorités définies par le gouvernement burkinabé dans le PNDES, document de référence unique en matière de politique économique et sociale au Burkina Faso. Ils doivent également s’attacher à être en cohérence avec les orientations sectorielles ainsi qu’avec les stratégies régionales et locales de développement.

La sélection des projets se fait via des appels à projets thématiques, dont un premier a été lancé en 2016, sur la question de la formation et de l’insertion socio-professionnelle des jeunes et des femmes. Celui-ci a permis de réceptionner 189 propositions, dont 8 ont finalement été retenues. A travers ces projets portés par 8 associations burkinabé, ce sont près de 1000 jeunes dont environs 400 femmes, qui bénéficient à travers tout le pays, d’une formation dans un métier de l’artisanat et d’un accompagnement pour s’installer professionnellement.

Le troisième et dernier appel à projets de cette enveloppe a été lancé durant l’été 2017, sur la question de la préservation de l’environnement. 6 projets ont été sélectionné. Ils démarrent à la fin de l’année 2017.

Au total sur l’enveloppe 2016-2018, ce sont 16 projets, menés aux 4 coins du pays, qui ont été financé et dont nous suivons étroitement la mise en œuvre.

Dernière modification : 23/10/2017

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